À la découverte du vignoble Isérois

Mis à jour : avr. 9

Depuis plusieurs années maintenant, le vignoble de l'Isère s'agrandit, se développe et s'améliore. Certains vignerons, passionnés par leur région d'origine ou d'adoption, travaillent à la reconstruction de cette région viticole, forte de son histoire et riche par son terroir. Je vous invite à découvrir trois domaines situés à moins de 40 minutes de Grenoble. Grenoblois d'origine, il m'était inconcevable de ne pas connaitre les vins de ma région natale. Elle est composée d'une dizaine de domaines majoritairement situés dans le Grésivaudan et dans le Nord-Isère. Accompagné de collègues sommeliers, je suis parti en février à la découverte de trois domaines isérois que je vous présente aujourd'hui :

Première étape : Le Domaine des Rutissons


La première étape de mon périple nous ammène au Domaine des Rutissons à Saint-Vincent-de-Mercuze près du Touvet, à une vingtaine de kilomètres de Grenoble.

Laurent Fondimare a repris le domaine en 2010 avec seulement 40 ares de vieilles vignes, principalement de la Verdesse (cépages autochtones de la Vallée du Grésivaudan). Depuis, Laurent et son bras droit Wilfrid, ont planté d'autres cépages typiques de la région : Étraire de la d'huy, Viognier, Persan, Joubertin, Servanin et Jacquère. Ils travaillent tous les deux dans le respect des équilibres naturels de la vigne et du terroir.

Culture de manière biologique, vendange manuelle ou encore levures naturelles, Laurent et Wilfrid s'efforcent de mettre en valeur l'originalité, la typicité et les qualités de chaque cépage avec ce terroir de la Vallée du Grésivaudan.




Deuxième étape : Le Domaine Nicolas Gonin


Ensuite, nous nous rendons à Saint Chef, au Domaine Nicolas Gonin. Tous les vignerons aiment nous parler de leurs vignes, ce sont leurs bébés, leurs bijoux ... Nicolas Gonin ne déroge pas la règle ! Avant de me faire déguster sa production, il a absolument souhaité me montrer ses vignes et partager sa conception du métier de vigneron aujourd'hui. Respect des sols, de la biodiversité, de l'ampélographie*, voilà quelques points sur lesquels Nicolas ne transige pas. Certifié en agriculture biologique depuis 2012, on voit à travers ses vins qu'il met toutes ses tripes pour les réaliser. Il n'est jamais totalement satisfait, il attend que le vin lui plaise et soit prêt pour le mettre enfin en vente.




Troisième étape : Le Domaine du Loup de Vignes

Pour conclure cette journée de dégustation, je suis allé à la rencontre de Stéphanie et Mario au Domaine du Loup de Vignes à Saint-Savin. Le couple propose une gamme de vins variée qui donne tout son charme à ce domaine. Depuis 2003, ils travaillent pour faire ressortir le meilleur du terroir des coteaux de la Rémonde au cœur du village de Saint-Savin. Comme ils sont situés sur un coteau (pente à 70%), ils utilisent très peu d'engins motorisés, la culture de la vigne se fait donc à la main.


Ces domaines ne sont évidement pas les seuls dans la région et s'ils vous intéressent, sachez que la plupart sont accessibles pour les particuliers. Il vous suffit pour cela de vous rendre sur leurs sites internet et de prendre contact avec eux afin de prendre connaissance de leur fonctionnement respectifs.


Seriez-vous intéressés par la découverte d'autres domaines isérois dans un prochain article ? Avez-vous déjà eu l'occasion de déguster des vins isérois ou bien de visiter un de ces domaines ? N'hésitez pas à réagir ou à me poser des questions en commentaire !


Enfin, si le sujet vous a plu, sachez qu'une Box spéciale Vins de l'Isère est en cours de création. Elle vous permettra de déguster 3 vins locaux et de découvrir tous leurs secrets. Pour en savoir plus, suivez-moi sur les réseaux sociaux ou en vous inscrivant à la newsletter via le formulaire ci-dessous :




Balthazar'ment, Guillaume


*Ampélographie : C'est la discipline commune à la botanique et à l'œnologie, du grec « ampelos » vigne. Cette science retrace les 88 descripteurs qui caractérisent chaque cépage.

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